Platetrum depressa

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Libellula depressa Linnaeus, 1758

Platetrum depressa (Linnaeus, 1758)

Libellule déprimée [Olivier 1792]
[A préciser]
Synonymes à voir pour la WOL : Libellula philintha Geoffroy in de Fourcroy, 1785, Libellula depressa taurica Beutler, 1984

Alors que cette option avait déjà été proposée, nous maintenons l'idée de placer cette espèce dans le genre Platetrum [1]. Cette espèce a déjà été rangée dans le genre Platetrum par Newman (1833) ou McLachlan (1870). On trouve encore Platetrum depressum. La WOL ne suit pas cette option.
Nous considérons que le synonyme réputé pour cette espèce, Libellula sylvia corresponds en fait à Orthetrum coerulescens.

  • Platetrum depressa depressa (Linnaeus, 1758)
  • Platetrum depressa taurica (Beutler, 1964) - Crimée (d'Aguilar & Dommanget 1998).

France (Bourdichon 1503-08), Angleterre (Muffet 1589-90, Ray 1710), Italie (Aldrovando 1602), Paris (de Réaumur 1742), Allemagne (Roessel von Rosenhof 1749). Se trouve encore dans la collection de Linné à Londres (de Selys Longchamps 1850) ; Suède (Linnaeus 1761).
Espèce très commune, omniprésente en Europe moyenne à basse altitude, ouest de l'Asie (d'Aguilar & Dommanget 1998). Très commune en Europe centrale. En augmentation localement (Deliry 2017), notamment en France comme en Rhône-Alpes (Deliry & al. 2014). L'optimum écologique de cette espèce concerne les étangs eutrophes avec des berges dénudées et de l'eau libre (Askew 1988). Espèce pionnière. Principalement eaux stagnantes de petite dimension nouvellement créées : mares, bassins de jardins, fossés, flaques de carrières de parfois 2 ou 3 m2 seulement ; par ailleurs très régulièrement autour de la plupart des étangs et des lacs, ainsi que dans les cours d'eau lents, les bras morts, en plaine comme en montagne, jusqu'à 1500 m dans les régions chaudes (Deliry 2017). La larve peut résister en milieu humide exondé (Williamson & Meurgey 2001). Les adultes et plus encore les immatures (période de maturation d'une quinzaine de jours) se déplacent beaucoup et peuvent être observés loin des gîtes larvaires (d'Aguilar & Dommanget 1998). Capacités migratrices. Vole de fin avril à début août (mentions anachroniques en février ou mars) (Deliry 2017).

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©© bysa - Göran Liljeberg, Hallvard Elven - Naturhistorisk museum, Universitetet i Oslo - Lien Internet

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©© bynd - Станислав - Biélorussie le 7 juin 2014 - iNaturalist

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©© byncsa - Cyrille Deliry - France, Ain le 1er mai 2015 - Histoires Naturelles


[A préciser]
Aldrovando U. 1602 - De animalibus Insectis libro septem. - Bologne.
Beutler H. 1984 - [A préciser]. - Faunistische Abhandlungen, 12 (6) : 55-58.
Bourdichon J. 1503-08 - Les Grandes Heures d'Anne de Bretagne. - Manuscrit.
Carle F.L. & Kjer K.M. 2002 - Phylogeny of Libellula Linnaeus (Odonata: Insecta). - Zootaxa, 87 : 1-18.
de Réaumur R.A. 1742 - Mémoire pour servir à l'histoire des Insectes. - Paris.
Deliry C. 2017 - Odonata Europaea. - Histoires Naturelles, n°49.
Deliry C. & le Groupe Sympetrum 2014 - Liste Rouge des Odonates de Rhône-Alpes 2014. - Col. Concepts & Méthodes, Groupe Sympetrum, Histoires Naturelles, n°25.
Muffet T. 1589-90 - Insectorum sive Minimorum Animalium Theatrum. - Réed. 1634 - Londini.
Ray J. 1710 - Historia insectorum. - Londoni.
Roessel von Rosenhof A.J. 1749 - Insecten-Belustigung. - Nürberg.
Schmidt E. 1987 - Generic reclassification of some westpalearctic Odonata taxa in view of their Nearctic affinities (Anisoptera : Gomphidae, Libellulidae). - Adv. Odonatol., 3 : 135-145.


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Platetrum depressa de nouveau proposée pour Libellula depressa. - A l'origine seul le genre Libellula avait été proposé pour les Libellules par Linnaeus en 1758, Les scientifiques n'ont eu de cesse ensuite de créer de nouveaux genres pour décrire ces Insectes. Actuellement le genre reste encore hétérogène et on y a placé des espèces appartenant de toute évidence à des genres différents. En 2002 Carle & Kjer avaient bien éclairci la situation mais ils n'ont guère été suivis par les auteurs. Nous avons repris dans un autre article le splitage du genre Libellula, et cela ne reste qu'une proposition. - [A préciser].

Dans ce cadre et en suivant Schmidt (1987) qui avait devancé tout le monde, Libellula depressa devait entrer dans le genre Platetrum, sous Platetrum depressa. Platetrum est regardé comme le pendant européen de Plathemis. Toutefois un examen attentif de l'arbre donné par Carle & Kjer (2002) - reproduit plus bas - montre qu'il n'y a pas lieu de créer un genre particulier pour Libellula depressa et qu'avec les espèces américaines elle pourrait entrer dans le genre Plathemis avec subornata et lydia. C'est Newman qui en 1833 avait formé le genre Platetrum, aussi et une réflexion doit être poursuivie pour savoir si Platetrum ne serait pas le bon nom pour Plathemis, un genre décrit plus tard en 1861 par Hagen. Auquel cas nous aurions : Platetrum depressa, Platetrum lydia et Platetrum subornata. Il reste à se mettre d'accord avec les américains sur cette affaire. Avis auquel finalement [2019] nous nous rangeons pour des motifs de priorité.
Notons que dans les années 1980-1990 la Libellula depressa avait bien été nommée un temps Platetrum depressum par divers auteurs.
Nous reprenons des illustrations des trois espèces ci-dessous, auxquelles nous ajoutons Libellula melli. On notera les ailes très colorées des Plathemis d'Amérique.

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Extrait de la fig.1 de Carles & Kjer (2002)

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Libellula depressa - ©© bysa - Tim Bekaert - Belgique le 3 juillet 2005 - Wikimedia Commons

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Libellula melli - shared - © Tom Kompier - D&D of Vietnam

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Plathemis lydia - ©© Bruce Martin - Wikimedia Commons

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Plathemis subornata - ©© bysa - Judy Gallager - Mexique le 28 mai 2012 - WIkimedia Commons

[10 janvier 2019]