Aeshna juncea

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Aeshna juncea (Linnaeus, 1758)

Libellula juncea Linnaeus, 1758 (partim), Libellula ocellata Müller, 1767 [1], Aeshna mixta Stephens, 1835 (nec Latreille, 1805) (partim), Aeschna rustica Zetterstedt, 1840, Aeschna picta de Charpentier, 1840, Aeschna caucasica Kolenati, 1846 [2] [A voir pour la WOL], Aeschna crenatoides Bartenev, 1925 [5], Aeschna juncea angustistyla Oguma, 1926, Aeschna brachystigma Sjöstedt, 1927 [5] [A voir pour la WOL], Aeschna juncea americana Bartenev, 1929, Aeschna juncea mongolica Bartenev, 1929, Aeschna juncea orientalis Bartenev, 1929, Aeshna undulata Bartenev, 1930 [3], Aeschna lapponica Valle, 1940, Aeshna baicalensis Belyshev, 1964 [?] [4]

Notons que la description originale de Linné (1758) semble inclure Aeshna cyanea.

  • Aeshna juncea juncea (Linnaeus, 1758)
  • Aeshna juncea americana Bartenev, 1929 - Amérique du Nord.
  • Aeshna juncea angustistyla Oguma, 1929 - Japon et environs.
  • Aeshna juncea caucasica Kolenati, 1848 - Caucase.
  • Aeshna juncea mongolica Bartenev, 1929 - Himalaya.
  • Aeshna juncea orientalis Bartenev, 1929 - Est de l'Asie.

Le GBIF (2019) donne 5 sous-espèces dont Aeshna juncea ocellata (Müller, 1767) que nous n'avons pas retenue. Steinmann (1997) propose aussi Aeshna juncea lapponica Valle, 1940.

Sud de la Suède ; présence de deux ♂ dans la collection de Linné à Londres (de Selys Longchamps 1850). Europe (Linnaeus 1758), Suède (Linnaeus 1761).
Danemark (Müller 1767), Angleterre (Stephens 1835), Allemagne, Pologne, Silésie (de Charpentier 1840), Ecosse (de Selys Longchamps 1840a). La description "exacte" de cette espèce est enfin assurée par de Selys Longchamps (1850). Selon cet auteur (op.cit) l'espèce se trouve dans le nord et l'est de l'Europe ainsi que dans les parties montagneuses du centre du continent et ce, que dans des localités restreintes ; indiquée en Russie (St Pétersbourg, Casan), en Autriche, Belgique, Irlande et Ecosse, Suisse ; sa présence au Danemark et en France reste incertaine à l'époque.
Holarctique, boréo-alpine, depuis l’Europe à l’Amérique du Nord par l’Asie. Libellule la plus commune dans les massifs alpins. En déclin sous l’effet des changements climatiques en Europe centrale. Eaux stagnantes d’altitude (marais et tourbières), jusqu'à 2700 m, ou des hautes latitudes, bien ensoleillées, en plaine dans les zones boréales. La sous-espèce mongolica a été observée en migration à plus de 5000 m d'altitude. Vole de mai à octobre (novembre) (Deliry 2008, 2017).

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France - Essentiel des massif français : Pyrénées, Massif Central, Alpes, Jura, Jura et dans une moindre mesure Ardennes. Manque en Corse. Erratique en quelques autres endroits [2018].

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©© bysa - Göran Liljeberg, Hallvard Elven - Naturhistorisk museum, Universitetet i Oslo - Lien Internet

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© Dominique Mouchené


Bartenev A.N. 1929 – Über die Artengruppen Aeschna juncea und Aeschna clepsydra in dem paläarctischen Gebiete [Russe]. – Trudy Severo-kavkazskoi assotsiatsii nauchno-issledovatel’sk, 54: 1-65.
Boudot J.P. 2017 - Aeshna juncea. - The IUCN Red List of Threatened Species 2017.
Clausen W. 1982 - Beobachtungen zum Verhalten der Moorlibellen Torf-Mosaikjungfer (Aeshna juncea L.) und Hochmoor-Mosaikjungfer (Aeshna subarctica Wlk.)(Odonata). - Natur und Heimat, 1982.
Clausen W. 1984 - Exuvien der Torf-Mosaikjungfer (Aeshna juncea L.) und der Hochmoor-Mosaikjungfer (Aeshna subarctica WLK.)(Odonata : Aeshnidae). - Natur und Heimat, 1984.


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[1] - Libellula ocellata Müller, 1767 est placée sous Libellula quadrifasciata à l'instar de Libellula isoceles. L'auteur s'interroge sur le fait qu'il pourrait s'agir d'une espèce. Certains auteurs, à tort, regardent ce taxon comme une bonne sous-espèce [2018].
[2] - Nous considérons (Deliry 2017) qu'Aeshna caucasica s'agit d'une sous-espèce d'Aeshna juncea. Décrite et considérée dans un premier temps comme une bonne espèce sous Aeschna caucasica Kolenati, 1846. Elle a été observée dans le Caucase. Selon de Selys Longchamps (1850), de Charpentier (1840) en fait une variété de l'Aeschna picta (synonyme d'Aeschna juncea). Notons que Kirby (1890) la présente par erreur, en protonyme sous Aeschna picta var. caucasica Kolenati, 1846 et la met en synonymie directe avec Aeschna juncea. Bridges (1994) aussi la met en synonymie directe, on trouve de même chez Steinmann (1997). Les auteurs suivent en général cette opinion que nous ne partageons pas. Nous pensons comme nous l'avons dit qu'il s'agit d'une sous-espèce : outre ses caractéristiques, elle est isolée géographiquement.
[3] - Aeshna undulata Bartenev, 1930 (1929 ?) [A préciser] est un synonyme récemment déclaré. Ce taxon est encore traité comme une bonne espèce par divers auteurs. "L'espèce est décrite par un jeune mâle proche d'Aeshna juncea. Dans les catalogues elle est présentée en tant que bonne espèce (Steinmann, 1997). Actuellement, il n'y a pas d'exemplaire d'Aeshna undulata, car l'holotype est perdu. Elle n'a pas été retrouvée dans la nature. Dans la description initiale de l'espèce, il existe un schéma de parties génitales disséquées. Bartenev, a distingué une caractéristiques qui distingue, à son avis, cette espèce de la proche Aeshna juncea. Ces différences ont été un argument de poids pour souligner Aeshna undulata comme en tant qu'espèce indépendante. Cependant, notre analyse du modèle ne sont pas conformes avec une nouvelle espèce. Sur la base des résultats obtenus, nous pensons que l’espèce Aeshna undulata n'existe pas dans la nature et doit être considéré comme synonyme d'Aeshna juncea." (Belevich 2005).
[4] - Aeshna baicalensis Belyshyev, 1964 "est décrite par un mâle, proche d’Aeshna juncea et d'Aeshna subarctica. Aeshna baicalensis est considérée soit comme synonyme d'Aeshna subarctica‘' par Bridges (1994) soit comme une espèce indépendante par Steinmann (1997). Il n'y a pas d'exemplaire d{{'})Aeshna baicalensis, l'holotype est perdu et aucun spécimen similaire n'a été trouvé dans la nature. L’espèce est décrite à partir des appendices déformés d’un seul jeune mâle, ce qui réduit considérablement la fiabilité de ce nouveau taxon. Morphologiquement, Aeshna baicalensis est proche a la fois d'Aeshna juncea et d'Aeshna subarctica, mais diffère de cette dernière par ses appendices anaux supérieurs. Nous avons établi que seule Aeshna juncea se caractérise par la présence d'une dent sur les appendices, Nous pensons qu'Aeshna baicalensis ne peut être que proche de cette espèce. L’asymétrie de la longueur des dents notée par Aeshna juncea nous permet d’établir que les appendices déformés d'Aeshna baicalensis qu'elle est presque identique à celle de Aeshna juncea, donc nous croyons qu'Aeshna baicalensis est synonyme d'Aeshna juncea." (Belevich 2005).
[5] - Pour nous Aeschna crenatoides Bartenev, 1925 est synonyme d'Aeshna juncea caucasica [2018]. Ce taxon pourrait avoir été publié en 1924, mais les auteurs tendent à s'accorder sur 1925. [A préciser]
[6] - Aeschna brachystigma Sjöstedt, 1927 est selon Davies & Tobin (1985) une forme d'Aeshna juncea présente au Kamtchatka. La synonymie avec l'espèce est confirmée par Bridges (1994).