Chalcolestes viridis

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Chalcolestes viridis (Vander Linden, 1820)

Leste vert
Agrion viridis Vander Linden, 1820, Agrion leucopsallis de Charpentier, 1825

Non menacée - LC 2014 (Stable)

Systématique - Selon Evans (1845) la pl.34 de Charpentier (1840) représente virens et non viridis. Il ne nous est pas possible de contrôler dans les éditions en ligne qui sont de mauvaise qualité.

Histoire Naturelle - Italie, Bologne (Vander Linden 1820).

Répartition - Afrique du Nord, de l'ouest de l'Europe à l'Europe centrale, l'Ukraine et les Balkans.

Habitats - Habitats divers jusqu'à 1600 m d'altitude. En Europe centrale il s'agit souvent de fossé peu profonds ou des mares (Robert 1958). Peu fréquente sur le cours de l'Allier, l'espèce n'occupe de manières prioritaire que les mares plus ou moins ombragées (Lohr 2003).

Phénologie - Vole de mai à mi décembre ; juillet à octobre (Europe centrale ; émergences jusqu'à mi août, pontes jusqu'en octobre). Dès les années 2000 la phénologie de l'espèce semble s'être allongée en novembre et même début décembre. Les oeufs passent l’hiver et n’éclosent que le printemps suivant, notamment vers le mois d’avril, le développement larvaire se fait en trois mois environ. La ponte a lieu dans les branches d’arbres à écorce tendre. Elles forment des boursouflures à leur endroit, sorte de galle en réaction à l’œuf. Ces galles ne s’effacent plus et sont caractéristiques de l’espèce.

Biologie - Difficiles à suivre en raison des lieux impénétrables qu'ils fréquentent et de leurs teintes mimétiques, la ponte est délicate à observer. Les traces de pontes se remarquent cependant bien sur les branches utilisées. Les oeufs sont pondus sur toutes les faces, en ligne droite, en ligne sinueuse ou en spirale. Chaque fois que la ♀ a percé l'écorce, elle en profite pour enfoncer deux oeufs à droite et deux oeufs à gauche (exceptionnellement trois). Les oeufs soulèvent un peu l'écorce et des galles très visibles se forment à leur endroit, les deux cicatrices confluent bientôt en leu milieu. Ces galles sont souvent encore visibles après 2 ou 3 ans, celles évacuées se reconnaissent par des trous béants plutôt que des fentes. Chacun de ces groupes mesure de 3 à 3,5 mm de large ; ils sont éloignés les uns des autres de 1,4 à 4 mm, le plus souvent de 1,5 à 2 mm. Les groupes sont plus rapprochés sur les grosses branches que sur les petites. Si elle n'est pas dérangées la même ♀ peut déposer de 200 à 400 oeufs en séries régulières et ininterrompues de 50, 70 et jusqu'à 97 groupes. Elle peut souvent aussi, dans un espace restreint aligner plusieurs séries voisines en tournant un peu autour de la tige. Les ♀ pondent parfois sur les mêmes branches ne tenant pas compte de la position des oeufs précédents, ce qui donne un aspect complexe à l'ensemble des pontes. Diverses espèces végétales, arbres ou arbustes aux écorces généralement tendres sont utilisées pour la ponte (Robert 1958).
La vie larvaire est développée par Robert (1958) : Les larves sont sur le point d'éclore au début d'avril en Suisse. La prolarve se laisse choir à l'eau et reste en surface en sa peau étant imperméable. Si elle tombe sur le terrain, elle boucle son corps de gauche à droite, ce qui la fait bondir de plusieurs centimètres jusqu'à ce qu'elle atteigne l'eau. D'après May, elle peut toutefois rester, sans danger des heures sur terre ferme. Un fois à l'eau, elle se fend sur le dos et la vraie larve sort rapidement et descend dans l'élément liquide où elle ne flotte plus. Elle se tient l'extrémité de son corps relevé et nage déjà assez rapidement sur de courtes distances. Elle se tient pendant toute sa vie larvaire assez tranquille sur des plantes aquatiques à demi décomposées du fond, mais fuient à la moindre alerte. Quand elles sont grandes elles tiennent volontiers leurs fourreaux alaires écartés. Les lieux où elles vivent fourmillent d'Entomostracé et de larves de Culex ou de Chironomes ; mais ce sont les larves de Diptères ou d'Éphémérides qu'elles préfèrent. De temps à autre elles se saisissent cependant d'un Entomostracé qu'elle relâchent aussitôt ou mâchonnent longuement, rejetant la carapace devenue transparente. En été, souvent lorsque les eaux baissent et que le lieu devient surpeuplé, les larves n'ayant plus assez d'oxygène viennent respirer en surface y apposant toute leur surface dorsale, mais jamais les branchies caudales, ou les larves proche d'éclore, seulement leur thorax, respirant par les stigmates. Certaines larves perdent sans gène, 1, 2 ou même les 3 branchies qui semblent plus des organes de locomotion que de respiration.

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France - Sud de la France (Agrion leucopsallis ; de Charpentier 1825), vers Aix en Provence (Agrion viridis ; Boyer de Fonscolombe 1838), Paris, Angers, Bordeaux, Lyon, Languedoc ([A préciser] ; de Selys Longchamps 1850). Ensemble de la France, Corse comprise.

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©© bysa - Jörg Hempel - Allemagne le 27 août 2008 - Wkimedia Commons


Boyer de Fonscolombe E.L. 1838 - Monographie des Libellulines des environs d'Aix. Deuxième et troisième parties - Annales Société Entomologique France, 7 : 75-106 + 547-575.
de Charpentier T. 1840 - Libellulinae europaeae. - Leopold Voss, Lipsiae.
de Selys Longchamps E. 1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
Deliry C. 2017 - Odonata Europaea. - Histoires Naturelles, n°49.
Evans W.F. 1845 - British Libellulinae. - London.
Vander Linden P.L. 1820 - Agriones Bononienses. - Typographia annesii de nobilibus, Bononiae.


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Chalcolestes viridis en Poitou-Charentes et Vendée

Ensemble du Poitou-Charentes, assez commune à commune. Plus dense en Charente-Maritime et dans le Marais Poitevin, ainsi que vers le littoral de Vendée. Semble manquer sur l'île de Ré et sur Noirmoutier, rare à Oléron. Niort.