Coenagrion caerulescens

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Coenagrion caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838)

Agrion turquoise [2017] [3], Agrion azuré [Deliry 1999-2016] [3], Agrion bleuâtre [de Selys Longchamps 1840], Agrion bleuissant, Agrion à stigmas pointus
Agrion caerulescens Boyer de Fonscolombe, 1838, Agrion pulchella sensu Boyer de Fonscolombe, 1838 (nec Vander Linden, 1825) [Syn. mineur], Agrion aquisextanum Rambur, 1842 [1], Coenagrion caerulescens var. pygmaea Navás, 1919, Agrion caerulescens caesarum Schmidt, 1959, Agrion caerulescens theryi Schmidt, 1959, Coenagrion caerulescens isabelae Conesa-García, 1995

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Non menacée - LC 2010 (En déclin)

  • Coenagrion caerulescens caerulescens (Boyer de Fonscolombe, 1838)
  • Coenagrion caerulescens caesarum (Schmidt, 1959)
  • Coenagrion caerulescens isabelae Conesa-Garcia, 1995
  • Coenagrion caerulescens theryi (Schmidt, 1959)

La distinction des sous-espèces chez ce taxon, tends à être abandonnée par les auteurs.

Espèce décrite par Boyer de Fonscolombe en 1838 de la région d'Aix en Provence, France. Rare (de Selys Longchamps 1840), Espagne, Madrid, Sardaigne (Rambur 1842), se trouve aussi vers Montpellier (de Selys Longchamps 1850).


Espèce ouest-méditerranéenne, présente en Afrique du Nord, où il semble s’agir de l’espèce la plus commune du genre (Jacquemin & Boudot 1999) et dans le sud-ouest de l’Europe depuis le Portugal à l’Italie, par le sud de la France.
Afrique du Nord où c'est le Coenagrion le plus commun, sud-ouest de l'Europe (continent où l'espèce est classée : NT 2010), sud de la France [2], notamment dans le bassin de la Durance. Espèce en déclin. Mares phréatiques peu profondes en général jusqu'à 1100 m d'altitude (Deliry), 2300 m dans le Haut Atlas (Jacquemin & Boudot 1999) ; mares de la zone d'inondation des rivières riches en hydrophytes pionnières ou dans des ruisseaux à fond rocheux ou sur dalles calcaires aux eaux surchauffées (Deliry 2017). Les habitats peuvent s'assécher certaines années et être recolonisés ensuite comme en Ardèche (Deliry 2008). On trouve au Maroc des habitats qui à basse altitude correspondent à des eaux courantes de dimension variable, ruisseaux ou rivière, par contre en altitude ce sont des eaux plus calmes associées aux régimes hydriques des oueds (Jacquemin & Boudot 1999). On a découvert en 2019 en Corse des habitats proches de ceux du Maroc avec l'exemple des rivières (C.Berquier, com.), ce type d'habitat est aussi occupé ponctuellement dans l'Aude (J.P.Boudot, com.) [4]. Les stations sont fréquemment isolées les unes des autres en France (Dupont 2010), des capacités de dispersion et de recolonisation propre aux espèces pionnières semble s'appliquer dans le Bassin de la Durance, voire celui de la Drôme (C.Deliry, com.).
Vole de mai à août (Deliry 2017 et compléments). La durée du développement larvaire est inconnue. Elle doit être d'une seule année sur certains sites (C.Deliry, com.), néanmoins il est possible qu'elle change selon la dimension et la qualité des habitats (Dupont 2010) [5].
Ponte endophytique effectuée principalement en tandem, principalement dans les tiges creuses des hélophytes.
Martens (2001) pense que cet Agrion sélectionne les végétaux morts pour pondre ; or nous l'avons vu faire dans végétaux vivants, notamment des Characées. Nous reprenons plus bas une ponte réalisée dans du bois mort (photo ci-dessous), ce qui est une caractéristique qui n'est partagée par aucun autre Zygoptère d'Europe à notre connaissance.

Le cortège le plus marquée pour cette espèce semble comprendre notamment Orthetrum brunneum, Orthetrum coerulescens, Ischnura pumilio et Sympecma fusca (exemple pris dans les Hautes-Alpes ; Faton & Deliry 2000).

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France - EN 2016 - PNAO 2011-2015 - Agrion bleuissant

Vers Aix en Provence (Boyer de Fonscolombe 1838}, Montpellier (de Selys Longchamps 1850). Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et le sud de Rhône-Alpes. En limite d’aire dans l’Aveyron, l’Ardèche, la Drôme et dans les Hautes-Alpes. Présente en Corse. Dans le pays diverses stations sont relativement isolées et éloignées les unes des autres. Des compétence de dispersion alliée aux capacités pionnières de l’espèce semblent compatibles avec une recolonisation possible de certaines stations. Rare en France, espèce méridionale à tendances méditerranéennes, Corse comprise. Elle est tout particulièrement bien représentée dans le Bassin de la Durance. Elle ne dépasse pas le seuil du Lauragais, l'Ardèche et la Drôme.
Citée en Aquitaine dans les Pyrénées-Atlantiques, cette espèce n’y a pas été revue depuis plus de 30 ans (Grand & Boudot 2006).
Cette espèce indiquée en Corse ne présente pas d’autre observation récente que celle de 1999 (un seul mâle) réalisée vers Porto-Vecchio (Grand & Papazian), pas de contacts malgré des recherches de la Société française d’Odonatologie en 2008 et 2009. Elle a été revue depuis et a été découverte sur une station peu typique, mais ressemblant à quelques localités connues en Afrique du Nord, voire dans l’Aude, en grand nombre en 2019, sur la même localité que le site de reproduction de Paragomphus genei (C.Berquier, com.).
Espèce En Danger dans les Hautes-Alpes (in Dupont 2010).
Faune France – Restriction de publication totale (pas d’accès aux données détaillées) – Agrion à stigmas pointus

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© Jean-Michel Faton

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©© byncsa - Cyrille Deliry - Cyrille Deliry - Alpes-de-Haute-Provence, 7 juin 2009 - Histoires Naturelles

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©© bysa - Jean-Michel Faton - France, Drôme le 26 juin 2015 - Wikimedia Commons - ♀

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©© bysa - Jean-Michel Faton - France, Drôme le 10 juin 2015 - Cette ponte en tandem réalisée dans du bois mort est exceptionnelle chez les Zygoptères européens qui préfèrent des végétaux plus tendres, seul Chalcolestes viridis agit ainsi généralement - Wikimedia Commons

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Planche originale de Boyer de Fonscolombe (1838)

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©© byncsa - Sarah Gregg - Encyclopedia of Life


Boyer de Fonscolombe E.L. 1838 - Monographie des Libellulines des environs d'Aix. Deuxième et troisième parties - Annales Société Entomologique France, 7 : 75-106 + 547-575.
de Selys Longchamps E. 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles.
de Selys Longchamps E. 1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
Deliry C. 2017 - Odonata Europaea. - Histoires Naturelles n°49.
Dommanget J.L. & Jolivet S. 2001 – Découverte d’une petite population de Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838) dans le département de l’Aveyron (Zygoptera, Coenagrionidae). – Martinia, 17 (3) : 88.
Dumont G.A. 2019 - Inventaire et suivis de Coenagrion caerulescens dans la basse vallée de la Drôme. - Licence pro EDEN 2018/2019.
Dupont P. (coord.) 2010 – Plan national d’action en faveur des Odonates 2011-2015. – OPIE/SfO, Min. de l’Ecologie : 170 pp. – PDF LINK
Faton J.M. 2003 - Avancement de la prospection dans la Drôme et découverte de trois nouvelles espèces dans le département : Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838), Gomphus graslinii Rambur, 1842 et Hemianax ephippiger (Burmeister, 1839). - Martinia, 19 (2) : 61-64.
Faton J.M. 2017 - Le Coenagrion caerulescens dans le département de la Drôme, Résultats des prospections 2017 - GRPLS - Groupe de Recherche et de Protection des Libellules « Sympetrum », Plan Régional d’Actions en faveur des libellules (Odonata) en Auvergne Rhône-Alpes, Aouste-sur-Sye : 17 pp.
Faton J.M. (coord.) 2019 - Actualisation des connaisssances sur les Odonates en Drôme. Bilan d’activité 2018. - Groupe Sympetrum, LPO Drôme, Aouste sur Sye : 20 pp.
Faton J.M. & Deliry C. 2000 - Nouvelles données sur la population de Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838) dans les Hautes-Alpes. - Martinia, 16 (1) : 11-15.
Fidalgo M.A. 2018 - Nuevos registros de Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838) en Asturias (norte de España) (Odonata : Coenagrionidae). - BV news, Publicaciones Cientificas, 7 (93) : 70-79.
Martens A. 2001 - Initial preference of oviposition sites: discrimination between living and dead plant material in Sympecma fusca and Coenagrion caerulescens (Odonata: Lestidae, Coenagrionidae). - Eur. J. of Entomol., 98 (1): 121-123.
Rambur J. 1842 - Histoire naturelle des insectes. Névroptères. - Roret, Paris.
Schmidt E. 1959 - Versuch einer Analyse der Libelle Agrion caerulescens Fonsc. 1838. - Bull. Inst. roy. des Sc. nat. de Belgique, 35 (29).
Vander Linden P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis.
[A préciser]


[1] - Accompagnant sa description de l'aquisextanum, Rambur (1842) est très critique sur la description du caerulescens de Boyer de Fonscolombe (1838) et sur l'ouvrage entier de cet auteur. Voir texte en image ci-dessous.
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[2] - Vers Aix en Provence (Boyer de Fonscolombe 1838}, Montpellier (de Selys Longchamps 1850). Excessivement localisée. Elle se trouve dans le sud du pays. C'est une espèce inféodée au Midi, voire à la zone méditerranéenne. Elle ne dépasse pas le seuil du Lauragais, l'Ardèche et la Drôme. Présente en Corse. Très localisée, elle est à préserver en Rhône-Alpes. Très menacée en France, bioindicatrice du bon fonctionnement des hydrosystèmes fluviaux et de la continuité biologique des zones humides (Faton 2019).
[3] - Selon des propositions de Jean-Michel Faton.
[4] - Eau peu profonde, faiblement courante voire stagnantes pour partie de l’année, avec une riche végétation aquatique. Elle vit souvent en marge des lits de rivières remaniées par les crues. C’est une espèce aux caractéristiques pionnières, vivant sur des habitats renouvelés. On trouve en Ardèche des ruisseaux temporaires à écoulement très faible pendant la période estivale et pouvant s’assécher certaines années (Deliry 2008). Jusqu’à 1100 m d’altitude en France (Grand & Boudot 2006).
[5] - Vole de mi mai à fin août, émergences jusqu’à la fin juillet. Des adultes ont été observés le 11 septembre 1993 dans les Bouches-du-Rhône (Deliry 2008). Optimum de la période de ponte en juillet. Développement larvaire de durée inconnue, vraisemblament sur une année sur certains sites.