Coenagrion mercuriale

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Coenagrion mercuriale (de Charpentier, 1840)

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Agrion de Mercure [de Selys Longchamps 1850], Agrion de Fonscolombe [2018] - (en) Mercury Bluet
Agrion puella sensu Boyer de Fonscolombe, 1838 (nec Linnaeus, 1758) [Syn. mineur], Agrion mercuriale de Charpentier, 1840, Agrion fonscolombii Rambur, 1842 [5], Agrion hermeticum de Selys Longchamps, 1872, Coenagrion castellani Roberts, 1948 [4]

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Quasi Menacée - NT 2006 (En déclin)

An.II (Berne) - An.II (Directive Havitats)

Publié selon des indications de Heyer par de Charpentier en 1840.
Le nom spécifique de ce taxon est donné en raison de la ressemblance du dessin sur S2 avec le symbole astrologique de la planète Mercure : ☿.

  • Coenagrion mercuriale mercuriale (de Charpentier, 1840)
  • Coenagrion mercuriale castellani Roberts, 1948 - Italie, disparue de Slovénie.
  • Coenagrion mercuriale hermeticum (Selys, 1872) - Afrique du Nord.

Certains auteurs comme Jacquemin & Boudot (1990), mettent en évidence la fragilité des critères choisis pour désigner ces sous-espèces et soulignent la grande variabilité de l’Agrion de Mercure. Lieftinck (1966) suggère qu’hermeticum ne serait qu’une simple forme du type. A contrario d'autres auteurs font des sous-espèces castellani et hermeticum de bonnes espèces. Dans les faits un examen de la variabilité de ce taxon est à réaliser avant de trancher plus définitivement.

France, Aix en Provence (sous Agrion puella, Boyer de Fonscolombe 1838), ce savant transmet ensuite à Rambur un individu sous le nom de lindenii (Rambur 1842) et il se trompe donc encore. Lunebourg, Allemagne (de Charpentier 1840), Belgique, peu répandue (de Selys Longchamps 1843), Sud de l'Angleterre (de Selys Longchamps 1846), Hanovre, Bavière, Angleterre (Dorsetshire), France (Aix en Provence, Hyères, Hautes Pyrénées), Suisse (Genève), Espagne (Madrid), Portugal (de Selys Longchamps 1850).


Elément méditerranéen (St Quentin 1960), ouest du Paléarctique Ouest (Deliry 1997), Atlanto-méditerranéenne (Geijske & al. 1983). Afrique du Nord, Europe occidentale où l'espèce est régulièrement menacée. La France possède la plus grosse population de cette espèce (Faton 1997). Cette espèce semble disparue du Pays Bas, Luxembourg, Pologne, Slovénie et Roumanie [présence douteuse dans ce dernier pays] (Deliry 2017-. Populations en déclin dans le nord et l’est de son aire de répartition : Angleterre, Belgique, Pays Bas, Allemagne, Suisse. Eteinte en Slovénie et Slovaquie (Grand & Boudot 2006). Des mentions en Europe orientale et du Caucase s'avèrent erronées et correspondent en général à Coenagrion ornatum. Espèce en expansion [1]. Rhéophile à tendance héliophile sur substrat souvent calcaire au niveau de sources ou de petits cours d'eau riches en hydrophytes (notamment Potamogeton coloratus) [6]. En Rhône-Alpes la grande majorité de station se trouve sur substrat calcaire ou les alluvions, sous 400 m d’altitude. Supporte mal l’assèchement des cours d’eau, si bien qu’elle est rare en France méditerranéenne et Espagne orientale (D.Grand, in litt.). En Grande Bretagne, l’habitat diffère, il s’agit de petits cours d’eau peu profonds au sein de tourbières acides et au substrat sablonneux. C'est une espèce très sensible à la pollution. Si l'essentiel des déplacements des adultes est de limité, on a observé des déplacements de 3 km. Record de 1058 m dans les Alpes, Hautes-Alpes pour une population reproductrice. Atteint les 2000 m d'altitude dans les Pyrénées [2]. Vole d'avril à novembre [3], mais de mai à août dans le nord (Deliry 2017). Si Corbet (1957) signale un développement larvaire en deux ans, celui-si se déroule par ailleurs en une ou deux années et l'espèce pourrait être bivoltine localement. Incl. Coenagrion castellani : endémique italien, en voie de disparition (Deliry 2017). La ponte est endophytique réalisée en tandem ou en solo dans des hydrophytes immergés ainsi que dans les parties émergées de végétaux. Diverses plantes aquatiques sont exploitées.

Le cortège accompagnant l'Agrion de Mercure est formé des espèces caractérisées suivantes : Calopteryx splendens, Calopteryx virgo, Cordulegaster boltonii et Orthetrum coerulescens. Cette espèce accompagne quasi systématiquement Coenagrion ornatum dans ses stations françaises.


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France - NT 2009 [A préciser] - PNAO 2011-2015

Vers Aix en Provence (Boyer de Fonscolombe 1848), Montpellier, Hyères, Bagnères de Bigorre (de Selys Longchamps 1850). La France possède la plus grosse population de cette espèce (Faton 1997, Dupont 2010). Espèce avec quelques tendances méridionales, connue sur l'ensemble de la France, sauf Corse, plus rare dans le nord-est. Espèce bien répandue, en particulier dans la moitié sud du pays. Les populations sont le plus souvent localisées dans la moitié nord.
L’étude des métapopulations de l’Agrion de Mercure par le Conservatoire des Sites Naturels de Haute Normandie dans la Vallée du Risle maritime est particulièrement avancée (Dodelin 2005, Houard 2007). Celle-ci mérite d’être étendue à l’ensemble de la région.
Espèce Vulnérable dans les Hautes-Alpes (in Dupont 2010).
En Ile de France un suivi de l’espèce est réalisé par la Société française d’Odonatologie en colaboration avec l’Office National des Forêts depuis les années 1990 en Forêt de Rambouillet.
C'est une espèce en limite d’aire en Lorraine (Dupont 2010). Un plan d’action interrégional est préparé pour l’Agrion de Mercure avec la Belgiqe (D.Storms, com. in Dupont 2010).
L’Agrion de Mercure, espèce localement exceptionnelle et en limite d’aire dans le Nord Pas de Calais, a été l’objet d’un inventaire régional spécifique de 2000 à 2002 (Caloin & al. 2003). Les stations de cette espèce restent suivies depuis de manière plus ou moins régulière.
Espèce en limite d’aire de répartition en Picardie (Dupont 2010).
La région Rhône-Alpes abrite probablement la plus importante population du Monde pour cette espèce. Notons qu’elle est l’objet d’un suivi depuis 1985 à la RN des Ramières du Val de Drôme (Faton & Deliry 2004), inventaire poursuivi et actualisé chaque année, y compris en 2019.

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Planche de Lucas (1900)

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©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles

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©© byncsa - Cyrille Deliry - France, Ain, Bresse le 1er juin 2015 - Histoires Naturelles

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©© byncsa - Cyrille Deliry - Saône-et-Loire (France) le 18 juillet 2015 - Un ♂ avec coloration très réduite sur l'abdomen - Histoires Naturelles

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©© byncsa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles

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©© byncsa - Cyrille Deliry - France, Drôme, Val des Ramières - Histoires Naturelles


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[A préciser]


[1] - En augmentation localement en France, notamment en Rhône-Alpes (Deliry & al. 2014).
[2] - Dans les Pyrénées, Vallée d’Ossaux vers 1000 m d’altitude, F.Lloret (in litt.) a pu observer une station exceptionnelle en juillet 1997, estimée à plus de 100000 individus.
[3] - Vole d’avril à début novemble dans la zone méditerranéenne. Développement larvaire en deux ans dans le nord de son aire, mais simplement d’un an dans le domaine méditerranéen où certaines populations semble selon nous bivoltines au moins partiellement. En 2000, l’espèce a été observée sur un même site de la Drôme, France ; depuis le 28 avril au 28 octobre, soit une amplitude de vol de 6 mois (J.M.Faton, in litt.).
[4] - Par devers les auteurs nous avons longtemps considéré ce taxon comme une bonne espèce ; ce n'est que récemment [2018, 2019] que nous avons envisagé un changement d'opinion. L'UICN (2006) en fait une simple variation de Coenagrion mercuriale. M.Schorr (in litt. du 9 mars 2018) confirme que faute de meilleure étude et en particulier d'étude moléculaire, ce taxon doit être considéré comme une bonne espèce. Roberts (1948) sur ses planches compare cette espèce à Coenagrion caerulescens. Ce taxon est endémique d'Italie et menacé de disparition (Deliry 2017). Maroc [?]. C'est une "espèce" rare et localisée. Les populations réputées mercuriale de Slovénie - si elles existent - doivent se rapporter à cette "espèce" [?]. Sa présence au Maroc est très surprenante (Azzouz & al. 1989) et n'est pas fondée ; selon Boudot (2010) il s'agirait de confusions avec Coenagrion caerulescens et Coenagrion scitulum. Vit près des fontaines, les sources, les petits ruisseaux riches en végétation aquatique en général dans des prairies ensoleillées. Vole de mai à juillet vers Cunéo (Italie).
On trouve chez Boudot (2006) : En Italie, les sous-populations sont parfois considérées comme une sous-espèce distincte, Coenagrion mercuriale castellanii (sic !), mais les prétendues différences entre les deux taxons ne sont pas significatives.
[5] - Synonymie confirmée par de Selys Longchamps (1850), Kirby (1890) et Bridges (1994).
[6] - Se trouve généralement dans des eaux courantes alcalines de faible dimension, de débit réduit à modéré, bien ensoleillées et riche en végétation aquatique, souvent en marge des vallées alluviales de plaine peu ou pas perturbées par les crues. L’optimum de l’espèce est partagé avec Potamogeton coloratus (C.Deliry et J.M.Faton, com.), on trouve encore dans la littérature Helosciadium nodiflorum ou Berula erecta. On connaît des stations dans des milieux très urbanisés, pourvu que les eaux soient favorables. C’est ainsi le cas à Valence dans la Drôme. Des habitats parfois vastes sont connus comme c’est le cas au niveau des sources de l’Hérault. De manière accessoire, l’Agrion de Mercure se trouve dans des marais tufeux alcalins à Choins ou dans des rus de prairies bocagères, habitats alors partagé avec Coenagrion ornatum. Par ailleurs de faibles populations se trouvent sur des substrats acides comme en Sologne ou en Bretagne, ainsi que sur certains cours d’eau de tourbières en Auvergne. Plus exceptionnellement des habitats saumâtres continentaux sont occupés comme en Lorraine ou dans les Hautes-Alpes (Plan de Phasy). Dans ces habitats supplémentaires les populations sont le plus souvent très faibles. Des habitats de maturation, voisins des gîtes larvaires sont occupés : zones herbacées ensoleillées, friches, lisières. Record d’altitude en Ariège où la cote de 1425 m est atteinte (Bonnifait & al. 2008), la grande majorité de populations se trouve sous 700 m (Grand & Boudot). Manque en Corse. L’Agrion de Mecure se déplace peu, néanmoins certains individus explore leur espace et ont été notés jusqu’à 3 km de leur site d’origine.