Gomphus vulgatissimus

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Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758)

Gomphe commun [cf. Olivier, 1792]
Libellula vulgatissima Linnaeus, 1758 (partim), Libellula forcipata Donovan, 1807 (nec Linnaeus, 1758)

Donovan (1807) introduit une planche fautive de cette espèce sous Libellula forcipata ! Cette utilisation perdurera (voir Selys 1837, 1840a). Il faut attendre Selys (1850) pour que son nom correct soit réattribué. Par contre les auteurs anglais adoptent bien pour cette espèce le nom de vulgatissima et ils pensent que la forcipata de Linné est l'unguiculata (selon Selys 1840a). [1]

Gomphus schneiderii est parfois considérée comme une sous-espèce de ce taxon.

Europe (Linnaeus 1758), Suède (Linnaeus 1761).
Danemark (Müller 1764), Suisse (Steiner 1775, Fuessly 1775), France (de Fourcroy 1785), Italie (Rossi 1790), Angleterre (Leach in Brewster 1815), Belgique (Selys 1837). Semble habiter toute l'Europe, mais ne se trouve pas dans certaines parties du Midi (Selys 1840a). Cette espèce est enfin présentée au sens strict et sans erreurs dans Selys (1850) qui précise que l'espèce semble commune dans toute l'Europe tempérée, mais manque dans le Midi, peu commune en Suède méridionale, l'espèce est en outre en Irlande, aux Pays Bas, en Allemagne et en Suisse et en Italie. En Russie il s'agit de Gomphus schneiderii (p.384).

La période de vol de cette espèce est variable selon la latitude : fin avril à mi août, mais plus fréquente de juin à juillet. En mai, plus rare en juin en Belgique (Selys 1840b). En raison d'une diapause hivernale effectuée au dernier stade larvaire, les individus émergent de manière synchrone au printemps suivant (Askew 1988).

France - Paris (de Fourcroy 1785), Aix en Provence (Boyer de Fonscolombe 1838), vers Lyon (Selys 1854b). En augmentation en Rhône-Alpes (Deliry & al. 2014).


Weihrauch F. 1999 - Larven von Gomphus vulgatissimus (L.) als Substrat der Wandermuschel Dreissena polymorpha (Pallas)(Anisoptera : Gomphidae ; Bivalvia, Dreissenidae) - Libellula, 18(1/2) : 97-102.


[1] - Les espèces Gomphus vulgatissimus et Onychogomphus forcipatus montrent une histoire étroite depuis la description de Linné. Dans la 12ème édition du Systema naturae, Libellula vulgatissima correspond à la fois à Gomphus vulgatissimus et Onychogomphus forcipatus, et Libellula forcipata est Onychogomphus forcipatus (double description). Ultérieurement des auteurs soulignent que Libellula vulgatissima est bien Onychogomphus forcipatus (Olivier), de même pour Panzer, qui met forcipata (Onychogomphus forcipatus) et serpentina (Ophiogomphus cecilia) comme variété de Libellula vulgatissima. La collection de Linné à Londres, possède un ♂ étiqueté de la main de Linné lui-même, sous Libellula forcipata, qui correspond bien à Onychogomphus forcipatus : en conséquence Selys (1850) considère qui faut restituer le nom correct Libellula forcipata à cette espèce aujourd'hui bien individualisée sous Onychogomphus forcipatus, nom tout à fait adapté à la morphologie de l'espèce. La confusion sera augmentée par le fait que le nom forcipata s'est installé pendant un temps pour Libellula vulgatissima. En résumé, le Gomphus vulgatissimus de Linné, est une espèce collective qui inclus Onychogomphus forcipatus, alors Onychogomphus forcipatus lui-même est dans Linné, cette dernière espèce étant donc à la fois incluse et séparée dans le même catalogue. Aussi les auteurs ont jugé bon de distinguer le vrai Gomphus vulgatissimus sous le nom Libellula forcipata (pris sur l'autre espèce), ce qui n'est guère propice aux éclaircissements qui ne viendront qu'en 1850. La vraie Libellula forcipata est elle-même présentée sous le nom unguiculata pendant un temps. On ajoutera à la confusion ambiante que Boyer de Fonscolombe a utilisé Aeschna unguiculata pour désigner Onychogomphus uncatus, dans la description première de cette espèce méridionale et qu'unguiculatus est maintenu comme sous-espèce pour Onychogomphus forcipatus. Notons que Selys (1850) a restitué les bons noms aux bons taxons comme il dit "attribués faussement". La sous-espèce unguiculatus a tout d'abord été décrite comme espèce sous Aeschna unguiculata par Vander Linden en 1820, retrouvée chez Hansemann sous Thanatophora gallica, simple variété méridionale selon Selys (1850), le statut de sous-espèce avec le nom unguiculatus sera précisé ultérieurement, alors que comme nous l'avons vu ce nom a été source de confusion avec Onychogomphus forcipatus en tant qu'espèce.