Libellula quadrimaculata

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Libellula quadrimaculata Linnaeus, 1758

Libellule à quatre taches [Latreille, 1805]
Libellula maculata Harris, 1780, Libellula quadripunctata Fabricius, 1781, Libellula ternaria Say, 1840 (partim), Libellula flavescens Brittinger, 1850 (nec Fabricius, 1798), Libellula basilinea McLachlan, 1894, Libellula contacta Bartenev, 1930, Libellula quadrimaculata orientalis Belyshev, 1956, Libellula quadrimaculata grigorievi Schmidt, 1961, Libellula relicta Belyshev, 1973


Les synonymes suivants sont à voir pour la WOL : Libellula flavescens Brittinger, 1850 (nec Fabricius, 1798), Libellula basilinea McLachlan, 1894, Libellula contacta Bartenev, 1930, Libellula quadrimaculata orientalis Belyshev, 1956, Libellula quadrimaculata grigorievi Schmidt, 1961


On trouve d'autres anciens synonymes qu'il convient de vérifier à la source [A préciser] : Libellula ferruginata Cyrillus, 1798, Libellula migratoria Descourtilz, 1827 ou Libellula quadrimaculata asahinai Schmidt, 1957.

  • Libellula quadrimaculata quadrimaculata Linnaeus, 1758
  • Libellula quadrimaculata quadripunctata Fabricius, 1781

Formes : f. quadrimaculata Linnaeus, 1758, f. praenubila Newman, 1833

Angleterre (Ray 1710), France (de Réaumur 1742, de la Chesnaye 1754) Suède (Linnaeus 1746), Europe (Linnaeus 1758), des individus ♂ et ♀ se trouvent toujours dans la collection de Linné à Londres (Selys 1850).
France (Geoffroy 1762), Slovénie (Scopoli 1763), Danemark (Müller 1764), Suisse (Steiner 1775, Fuessly 1775). Amérique (sous Libellula quadripunctata, Fabricius 1781). Angleterre (Harris 1780), Belgique, Italie (Vander Linden 1825), Russie (Eversmann 1836). Se trouve en plusieurs régions d'Europe, en grand nombre lors de migrations (de Charpentier 1840). Plus loin l'auteur relate les premières descriptions de migrations chez les Libellules. Dans toute l'Europe, ajouter la Prusse, les Pays Baltes, l'Ecosse (Hagen 1840), manque dans les îles méditerranéennes, s'observe jusqu'en Sibérie ; Laponie, Ecosse, Irlande, Caucase (de Selys Longchamps 1850).

Espèce circumboréale, représentée jusqu'au cœur de l'Asie, puis de la Chine et du Japon au Kamtchatka et l'Amérique du Nord jusqu'au Québec (d'Aguilar & Dommanget 1998). Eaux stagnantes de toutes natures : fossés, mares, étangs, lacs, marais, tourbières, eaux saumâtres (moins de 5 g/l de chlorures - Se reproduit au niveau des "fladas" en Finlande : milieux saumâtres atténués par la "douceur" de la Baltique), etc. du niveau de la mer à plus de 2000 m d'altitude. Les larves se tiennent sur la vase ou les plantes aquatiques. Elle montre certains caractères pionniers. Les imagos restent le plus souvent proches des gîtes larvaires, mais dans certaines conditions entreprennent de véritables migrations et se déplacent sur de grandes distances (d'Aguilar & Dommanget 1998 et compléments). S'observe jusqu'à 2243 m dans les Pyrénées, au niveau de la Vallée d'Ossaux (P.Vigneron, in litt.). Vole depuis avril ou mai à août, voire septembre [2018].

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Si divers auteurs (de Charpentier, Hagen, al.) parlent de migrations ou passages de Libellules, presque tous se rapportent à cette espèce (de Selys Longchamps 1850). Si les émergences ont lieu en un endroit où l'espèce est très abondante on peut assister à un déplacement migratoire massif. De telles migrations semblent cycliques. H.J.Dumont a émis l'hypothèse que ce serait le parasitisme par des larves d'un vers Trématode, qui passant dans l'adulte après la métamorphose, produirait par l'abondance des métacercaires, une irritation renforçant la synchronisation visuelle et amenant ainsi les envols. Les déplacements attirent les oiseaux qui capturent les libellules, et leurs parasites atteignent alors leur hôte définitif. Sur le plan du parasitisme ce serait un processus de "favorisation" (au sens de C.Combes) : le parasite entraînant une modification du comportement de son hôte ayant pour résultat de favoriser le passage à un nouvel hôte indispensable à son évolution (d'Aguilar & Dommanget 1998). Elles circulent en colonnes serrées, le plus souvent à 1 ou 2 m les unes des autres. Ces colonnes peuvent avoir jusqu'à 6 km de large (Giard) plusieurs dizaines de kilomètres de longueur (Lichtenstein), voler très bas, ou à 2 ou 3 m, voire 8 à 15 m de haut. Elles volent lentement (Hagen) ou "en tempêtes" (Hudson). Elles peuvent durer des heures et même des jours. Dans ce cas les Libellules se posent le soir et repartent le lendemain matin dans la même direction que la veille (Robert 1958).

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France - Indiquée par de Réaumur (1742) et de la Chesnaye (1754). Paris (Geoffroy 1762), rare dans ce secteur (Latreille 1805), Alpes-Maritimes (Risso 1826), rare en Provence (Boyer de Fonscolombe 1837), Hautes-Pyrénées (Selys 1850). En augmentation en Rhône-Alpes (Deliry & al. 2014).

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©© byncsa - Cyrille Deliry - France, Ain le 1er mai 2015 - Histoires Naturelles

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¢ - Domaine public

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©© bysa - Charles J. Sharp - Libellula quadrimaculata f. praenubila ♀ - Wikimedia commons


[A préciser]
de La Chesnaye F.A. 1754 - Système naturel du règne animal. - Paris.
de Réaumur R.A. 1742 - Mémoire pour servir à l'histoire des Insectes. - Paris.
Linnaeus C. 1746 - Fauna Svecica. - Stockholmiae.
Ray J. 1710 - Historia insectorum. - Londoni.