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De Odonates du Monde entier

Commentaires chronologiques depuis 1323 à 1850

  • Calopteryx xanthostoma est la première Libellule illustrée pour la France par Pucelle en 1323-26. C'est la première Libellule illustrée dans l'histoire de l'Odonatologie et qui soit identifiable.
  • Hoefnagel (1575) présente les Libellules comme des Mouches (Muscas). Il illustre magistralement une dizaine d'espèces dont huit nous semblent identifiables.
  • Hoefnagel (1590) ajoute une illustration de Brachytron pratense pour les Libellules de France.
  • Le onzième mémoire de Réaumur (1742) s'intitule Des mouches à quatre aisles nommées Demoiselles. Il en distingue grossièrement trois genres et en précise les larves qu'il appelle nymphes qu'il décrit longuement avec notamment leur masque. Il développe ensuite de manière détaillée la métamorphose avant de traiter de l'accouplement. Il traite ensuite d'observations concernant Platetrum depressa, notamment à Paris, pour reprendre sur le sujet des accouplements avant de traiter des pontes. L'ouvrage est accompagné de diverses planches illustrant la morphologie, les larves, le comportement et quelques exemples de Libellules.
  • Les descriptions de La Chesnaye (1754) sont difficiles à interpréter. Elles permettent toutefois d'ajouter quelques espèce à la faune de France : Calopteryx splendens, Pyrrhosoma nymphula et peut-être Sympetrum flaveolum notamment.
  • Avant même que les premières descriptions officielles des Libellules commencent (1758 avec Linné), nous pouvons désigner un peu moins d'une vingtaine d'espèces de Libellules en France.
  • Geoffroy réalise en 1762 une synthèse régionale précoce sur les Libellules de la région parisienne. Il décrit ses espèce et bien que connaissant les travaux de Linné, il n'en applique pas la méthode. Il faut attendre Fourcroy en 1785 qui reprends les travaux de Geoffroy et attribue aux descriptions de cet auteur des noms scientifiques selon la méthode de Linné. Il fonde ainsi Libellula cecilia (Ophiogomphus cecilia) qui va passer à la postérité. Par contre on y découvre en première description le nom oublié de Libellula sylvia correspondant à notre avis à Orthetrum coerulescens. Notons que le mot Libellule n'apparaît pas encore en français chez Geoffroy qui leur réserve le nom de Demoiselles.
  • de Villers (1789) compile la Fauna Svecica selon la méthode de Linné en y ajoutant des commentaires et de nouvelles descriptions. Plusieurs zoonymes sont nouveaux mais seule la Libellula tenella (Ceriagrion tenellum) sera conservée. Au terme de son travail on connaît un peu plus d'une trentaine d'espèces en France : nous en comptons 32.
  • En 1802 paraissent deux ouvrages traitant parmi les Insectes, les Libellules, celui de de Tigny et celui de Walckenaer. Les deux ouvrages inaugurent presque le terme Libellule en français qui néanmoins apparaît pour la première fois en chez Olivier (1792). Ce dernier auteur qui traite des diverses libellules connues à travers le Monde, n'apporte pas de connaissances nouvelles pour la France, mais donne des noms français dont certains ou leur dérivé sont toujours utilisés de nos jours. Les deux premiers sont dans le même style, mais ne traitent que des Libellules françaises ou parisiennes.
  • Dans la première synthèse européenne sur les Libellules Vander Linden (1825) ne localise aucune Libellule en France, il semble ne donner que des nouvelles localités en l'occurrence pour l'Italie, la Belgique et exceptionnellement l'Espagne ou la Suisse. Par contre la même année de Charpentier (1825) décrit Agrion xanthostoma (Calopteryx xanthostoma) du sud de la France. Il donne néanmoins très peu de localisations en France, on y trouve notamment Agrion leucopsallis (Chalcolestes viridis), nouvelle espéce pour le pays. Au terme de ces deux synthèses nous n'avons que 34 espèces pour la France.
  • En 1837 et 1838, Boyer de Fonscolombe donne une synthèse en trois parties sur les Libellules des environs d'Aix en Provence. Il donne les description de Libellula brunnea (Orthetrum brunneum), d'Aeshna irene (Boyeria irene) et d'Agrion caerulescens (Coenagrion caerulescens). Si ses descriptions sont détaillées, il réalise de nombreuses confusions et donne parfois d'anciens noms à de nouvelles espèces. Le nombre d'espèce en France monte à 44.
  • Burmeister (1839) ne donne aucune mention francaise.
  • La synthèse de de Selys Longchamps (1840) sur les Libellules d'Europe ajoute 9 espèces à la France ce qui porte la liste nationale à 53 espèces.
  • Rambur (1842) ajoute quelques localités et cinq nouvelles espèces, dont la première Libellule pour la Corse : Libellula hybrida (Sympetrum meridionale). Il décrit Agrion scitulum (Coenagrion scitulum) de la région parisienne et Gomphus graslinii de la Sarthe.
  • de Selys Longchamps (1848) décrit Libellula albistyla (Orthetrum albistylum) de Lyon.
  • Avec de Selys Longchamps (1850) on atteint le nombre remarquable de 73 espèces.